Les liaisons aériennes entre la France métropolitaine et les Antilles françaises comptent parmi les plus fréquentées du réseau long-courrier. Chaque année, plusieurs millions de passagers voyagent entre Paris et les aéroports de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et Fort-de-France (Martinique).
Depuis Paris-Orly, ces destinations sont desservies par Air France, Air Caraïbes, Corsair et French bee.
Une concurrence bénéfique pour les voyageurs
Cette diversité d’acteurs a renforcé la qualité de service et contribué à une baisse relative des tarifs.
- Air France reste le transporteur historique. À partir de mars 2026, ses vols long-courriers vers les Antilles seront transférés de Paris-Orly à Paris-Charles-de-Gaulle, sans interruption de service.
- Corsair conserve un positionnement familial, avec des vols réguliers au départ d’Orly et, selon la saison, depuis certaines villes de province.
- French bee, compagnie à bas coûts long-courrier, opère vers la Guadeloupe et la Martinique avec des Airbus A350-900.
- Air Caraïbes, compagnie ancrée dans les Antilles, assure une présence forte entre Paris et les départements d’outre-mer, avec une flotte récente d’Airbus A350-900 et désormais un A350-1000, avec une identité résolument caribéenne.
Les liaisons régionales et inter-îles
Le réseau aérien dans la Caraïbe reste essentiel à la cohésion régionale.
- Air Antilles, malgré ses difficultés, poursuit ses opérations et relie la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et d’autres îles voisines.
- Winair, basée à Sint-Maarten, dessert plusieurs destinations francophones et anglophones, facilitant les connexions inter-îles.
- Caribbean Airlines, compagnie de Trinité-et-Tobago, assure des vols ponctuels vers la Martinique et la Guadeloupe.
Modernisation et transition écologique
Le renouvellement des flottes s’accélère. Les Airbus A350 (chez Air Caraïbes et French bee) et les A330neo (chez Corsair) permettent une réduction notable des émissions de CO₂ et du bruit, tout en offrant un meilleur confort en cabine.
Les compagnies expérimentent aussi l’usage de carburants d’aviation durables (SAF) et optimisent leurs opérations pour limiter leur empreinte environnementale.
Un enjeu stratégique pour la continuité territoriale
Le transport aérien constitue la principale liaison entre les départements d’outre-mer et la métropole. Au-delà du tourisme, il s’agit d’un pilier économique et social, garantissant la continuité territoriale et l’approvisionnement des territoires insulaires.
Des dispositifs d’aide existent encore pour les résidents ultramarins, notamment sous forme de tarifs préférentiels encadrés.
